Couverture de survie 130 x 210 cm certifiée CE dans son sachet

Couverture de survie : comment s'en servir, et les erreurs qui la rendent inutile

Elle pèse une cinquantaine de grammes, elle tient dans une poche, elle coûte moins cher qu'un sandwich. Et c'est probablement l'objet le plus mal compris de tout le matériel outdoor. La plupart des gens en ont une au fond du sac sans l'avoir jamais dépliée, et le jour où ils l'ouvrent, ils s'en servent mal.

Voici ce qu'elle fait vraiment, ce qu'elle ne fait pas, et les erreurs qui la transforment en bout de plastique inutile.

Une couverture de survie ne chauffe pas

C'est le point de départ, et tout le reste en découle. Une couverture de survie ne produit aucune chaleur. C'est un film plastique très fin recouvert d'une couche métallisée, dont le seul rôle est de limiter les pertes de la chaleur que votre corps produit déjà.

Elle agit sur trois pertes à la fois : elle renvoie une partie du rayonnement thermique vers vous, elle coupe le vent, et elle empêche la pluie de mouiller vos couches. Les fabricants annoncent généralement autour de 90 % de la chaleur corporelle réfléchie, et c'est aussi ce qui figure sur l'emballage du modèle que nous fournissons. Retenez surtout le principe : elle conserve, elle ne réchauffe pas.

Conséquence pratique : quelqu'un qui a déjà très froid et qui ne bouge plus ne se réchauffera pas tout seul sous une couverture de survie. Elle ralentit la chute, elle ne l'inverse pas. C'est un outil pour tenir pendant l'attente, pas pour soigner.

Erreur n° 1 : l'appliquer directement sur des vêtements trempés

Le film est totalement imperméable, dans les deux sens. Enroulé directement sur des vêtements mouillés, il emprisonne l'humidité contre vous et la transpiration s'y ajoute. Au bout d'une heure vous êtes plus mouillé qu'au début, et l'eau conduit la chaleur bien mieux que l'air.

Le bon geste : si vous pouvez retirer la couche la plus trempée, faites-le. Sinon, laissez une ouverture au niveau du cou et des chevilles pour que la vapeur s'échappe. Une couverture bien fermée n'est pas une couverture bien utilisée.

Erreur n° 2 : s'asseoir dessus, et rien d'autre

Le sol est le premier voleur de chaleur, par contact direct. Une feuille de plastique de quelques microns ne vous isole pas du sol, elle vous empêche seulement d'être mouillé par lui.

Le bon geste : mettez quelque chose entre le sol et vous avant de penser à vous couvrir. Le sac à dos vidé et écrasé, une brassée de feuilles mortes, des branches de résineux, une veste de rechange. N'importe quoi qui piège de l'air. La couverture vient ensuite, par-dessus.

Erreur n° 3 : l'ouvrir en plein vent

C'est la mésaventure classique. Le film est immense une fois déplié, léger comme une feuille, et il se déchire au premier accroc. Déployée face au vent, une couverture de survie part dans la pente ou se fend en deux.

Le bon geste : mettez-vous à l'abri d'un rocher, d'un tronc ou d'un talus avant d'ouvrir le sachet. Dépliez-la au ras du sol, pas à bout de bras. Et si vous avez de la corde, un bracelet paracorde ou une simple sangle, fixez deux coins avant de vous en envelopper : elle tient beaucoup mieux tendue en appentis que drapée sur les épaules.

Erreur n° 4 : oublier qu'elle sert aussi à être vu

La face argentée renvoie la lumière de façon très visible, de jour comme sous un faisceau de lampe. Étalée au sol dans une clairière, agitée depuis une crête, elle vous rend repérable de très loin, y compris depuis un hélicoptère.

Si vous attendez des secours, réfléchissez à l'ordre : d'abord être vu, ensuite avoir chaud. Une personne au chaud sous un buisson que personne ne trouve n'a pas résolu son problème.

Erreur n° 5 : compter la replier dans son sachet

Personne n'y arrive. Le pliage d'origine est fait à la machine, sous presse. Une fois ouverte, votre couverture ne rentrera plus jamais dans son emballage d'origine.

Ce n'est pas un défaut, c'est une caractéristique à connaître : elle est prévue pour un usage. Si vous en dépliez une pour vous entraîner à la maison, gardez-la pour le jardin et remettez-en une neuve dans le sac.

Et la question du côté argenté ou doré ?

Elle revient dans toutes les discussions. Sur les modèles à deux faces, la règle courante est de mettre l'argenté vers soi quand on a froid, pour renvoyer la chaleur vers le corps, et le doré vers soi quand il s'agit au contraire de se protéger d'un soleil écrasant.

Sur les modèles argentés des deux côtés, dont celui de notre kit, la question ne se pose pas : les deux faces sont identiques. Vous avez une chose de moins à vous rappeler au mauvais moment, ce qui n'est pas un mince avantage.

Les trois gestes à connaître avant d'en avoir besoin

  1. S'isoler du sol d'abord. Sac, branches, feuilles. Puis seulement se couvrir.
  2. Se mettre à l'abri du vent avant d'ouvrir. Le dépliage est le moment fragile.
  3. Laisser une ouverture. Au cou ou aux pieds, pour que l'humidité sorte.

Et un quatrième, hors situation : dépliez-en une une fois, chez vous, tranquillement. Dix minutes dans un jardin suffisent à comprendre sa taille réelle, son bruit et la façon dont elle se comporte. C'est la même logique que pour l'allume-feu firesteel : un geste essayé une fois au calme ne s'oublie pas.

Ce qu'on emporte avec

Une couverture de survie seule ne fait pas un kit. Elle prend tout son sens à côté de quoi faire du feu, de quoi couper et de quoi se signaler. C'est précisément la logique du kit de survie 11 pièces : la couverture 130 x 210 cm certifiée CE y côtoie un allume-feu, un sifflet et un couteau, dans un étui qui tient dans une poche de sac.

Pour le reste du sac, notre article sur ce qu'un randonneur devrait avoir sur lui fait le tour de la question.

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