Kit de survie 11 pièces étui ouvert montrant tout son contenu outdoor

Que mettre dans un kit de survie pour la randonnée ?

Il existe deux façons de rater son kit de survie. La première : ne rien emporter, parce qu'on part « juste trois heures ». La seconde : emporter trois kilos de matériel qu'on ne sait pas utiliser, et le laisser à la maison dès la deuxième sortie parce que c'est lourd.

Un bon kit tient dans une poche de sac, pèse moins de 500 g, et ne contient que des objets dont vous savez expliquer l'usage.

Les cinq fonctions vitales

Ne raisonnez pas en objets, raisonnez en fonctions. Un objet qui ne couvre aucune de ces cinq fonctions n'a rien à faire dans votre kit.

1. Faire du feu

Le feu réchauffe, sèche les vêtements, purifie l'eau, rassure et signale votre position. C'est la fonction la plus rentable au gramme. Un allume-feu à tige de ferrocérium (firesteel) fonctionne mouillé, ne se vide pas et dure des milliers d'allumages, contrairement à un briquet. Emportez aussi un amadou : quelques boules de coton, une pastille, ou simplement de l'écorce de bouleau ramassée sur place.

Le vrai point bloquant n'est pas l'étincelle, c'est le bois mouillé. Un petit tube souffleur permet de relancer des braises qui s'étouffent, là où souffler à la bouche vous fait tourner de l'œil.

2. Conserver sa chaleur

L'hypothermie tue bien plus souvent que la faim en randonnée. On peut tenir trois semaines sans manger, quelques heures seulement exposé au vent et à l'humidité par 8 °C. Une couverture de survie certifiée CE, format 130 x 210 cm, pèse 50 g et renvoie une grande partie de la chaleur corporelle.

Côté argenté vers soi pour se réchauffer, côté doré vers soi pour se protéger du soleil : retenez-le maintenant, pas le jour où vous grelottez.

3. Être vu et entendu

Se faire retrouver est souvent plus utile que survivre longtemps. Un sifflet porte bien plus loin que la voix et ne fatigue pas : trois coups brefs répétés, c'est le signal de détresse international. Ajoutez la face réfléchissante de la couverture de survie, visible de très loin par un hélicoptère.

Et avant de partir : prévenez quelqu'un de votre itinéraire et de votre heure de retour. C'est gratuit, ça ne pèse rien, et c'est ce qui déclenche les recherches.

4. Couper

Un couteau pliant sert à préparer du bois d'allumage, couper une sangle, tailler un piquet, ouvrir un emballage, découper un pansement de fortune. Une scie à fil complète utilement pour du bois plus épais sans emporter de hachette. En France, le transport d'un couteau est admis quand l'activité le justifie — randonnée, camping, pêche — mais pas « au cas où » dans la rue.

5. S'orienter

Le téléphone tombe en panne de batterie exactement quand vous en avez besoin. Une boussole basique, même intégrée à un bracelet paracorde, permet de tenir un cap et d'éviter le piège classique du randonneur désorienté : tourner en rond pendant des heures. Combinez-la avec une carte papier ou une carte téléchargée hors ligne.

Ce dont vous n'avez pas besoin

  • Le matériel de chasse ou de piégeage. Personne ne se nourrit de pièges lors d'une randonnée à la journée.
  • Les outils à vingt fonctions. Ils font tout mal. Deux bons outils valent mieux qu'un gadget.
  • Les rations militaires. Deux barres énergétiques suffisent à votre autonomie réelle.

Ce qu'on oublie presque toujours

De l'eau, et de quoi la traiter. Un moyen de pêche si vous êtes près d'un lac. Et surtout : avoir sorti le kit au moins une fois chez soi. Un allume-feu qu'on n'a jamais essayé est un objet décoratif. Entraînez-vous dans votre jardin ou sur un balcon, dix minutes suffisent à changer votre confiance.

En résumé

Feu, chaleur, signalement, coupe, orientation. Cinq fonctions, moins de 500 g, un étui qui reste dans le sac en permanence pour ne jamais avoir à y penser.

C'est exactement la logique de notre kit de survie 11 pièces.

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